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Par définition, les énergies dites renouvelables sont potentielle-ment inépuisables. La nature peut les reconstituer assez rapidement, contrairement au gaz, au charbon et au pétrole, dont les réserves, constituées aprs des millions d'années, sont limitées. Les énergies solaire, éolienne, hydraulique, géothermi-que et de biomasse en sont les formes les plus courantes.
Au Canada, les énergies solaire, éolienne, hydraulique et de biomasse sont les plus exploitables. L'énergie lumineuse du Soleil peut être convertie en électricité grâce à des générateurs photovoltaïques capables d'alimenter une multitude d'appareils électriques. L'énergie du Soleil (lumière, chaleur, rayonnement ultraviolet) peut être transformée en chaleur à l'aide de convertisseurs héliothermiques. La chaleur produite peut chauffer de l'eau ou l'intérieur de bâtiments. On peut exploiter la force du vent et de l'eau en mouvement pour faire tourner des turbines électriques. Les arbres produisent du bois de chauffage et des matériaux de construction ; des céréales telles que le maïs et le blé peuvent, après fermentation, produire de l'éthanol, un combustible que l'on peut utiliser pour alimenter les automobiles.
Trois facteurs militent en faveur des énergies renouvelables : la sauvegarde de l'environnement, l'épuisement inévitable des ressources limitées de la planète et les considérations économiques. Les énergies renouvelables ne peuvent pas remplacer dès aujourd'hui toutes les énergies conventionnelles, mais elles peuvent suppléer l'énergie produite par les services publics et enrichir la gamme des énergies exploitées à l'heure actuelle. Le changement climatique attribuable à la pollution, et à ses effets sur le milieu naturel, est au premier rang des préoccupations environnementales depuis le Sommet de la Terre, qui a eu lieu à Rio de Janeiro, en 1992. En outre, les deux crises du pétrole des années 70 ont contraint les pays industrialisés à bien examiner l'emploi qu'ils font de leurs ressources et à prendre des mesures pour ne plus dépendre quasi uniquement des hydrocarbures pour leurs besoins en combustibles. Ces pays entreprennent des recherches poussées pour trouver des substituts écologiques aux combustibles fossiles. Quant aux pays en voie de développement, il est d'une importance capitale pour eux de diversifier leurs sources d'énergie. Leur rapide croissance industrielle exerce de fortes pressions sur des ressources déjà limitées et accélère la dégradation des écosystèmes de la planète.
Les progrès techniques réalisés au cours des vingt dernières années se sont traduits par une nette amélioration du rapport coût-efficacité des applications auxquelles se prêtent les énergies renouvelables. Sur une petite échelle, toutefois, les énergies renouvelables ne sont pas concurrentielles comparativement à la production en bloc d'énergie. Elles ont cependant des applications pratiques dans plusieurs créneaux novateurs (biens de consommation et télécommunications, par exemple). Le coût des techniques diminuera lorsqu'un pourcentage important de la population aura pris conscience des bienfaits des énergies renouvelables, notamment sur les plans de la conservation des ressources et de la prévention de la pollution.
Les énergies renouvelables sont exploitées depuis très longtemps. Jusqu'au milieu du dix-neuvième siècle, le bois et la tourbe étaient les principales sources d'énergie. En Europe et en Amérique du Nord, durant la Révolution industrielle, de nombreuses manufactures devaient leur existence à un cours d'eau capable de leur fournir de l'énergie. Les combustibles fossiles, principalement le charbon et le pétrole, se sont imposés dans les usines uniquement dans la seconde partie du dix-neuvième siècle, après l'avènement du moteur à vapeur. À partir de ce moment-là, les industriels, n'étant plus obligés de construire leur usine près d'un cours d'eau, ont pu s'établir à proximité de leurs marchés, des sources de matières premières et des ports maritimes.
L'atmosphère terrestre agit un peu comme le vitrage d'une serre : la lumière solaire peut la traverser, mais la chaleur qui en résulte ne peut s'échapper. Le dioxyde de carbone et d'autres gaz emprisonnent particulièrement bien la chaleur. Lorsqu'on brûle du charbon, du pétrole et des gaz naturels, on augmente la quantité de dioxyde de carbone libérée dans l'atmosphère et, par conséquent, la température moyenne de la planète. L'utilisation accrue des énergies renouvelables devrait réduire le besoin des centrales fonctionnant aux combustibles fossiles, grandes productrices de gaz à effet de serre.
Les Nations Unies ont mis sur pied, en 1987, la Commission mondiale sur l'environnement et le développement. Sous la direction de Gro Harlem Brundtland, première ministre de la Norvège, la Commission avait pour tâche d'étudier des façons d'harmoniser le développement économique avec la protection de l'environnement. L'expression développement durable est apparue pour la première fois dans le rapport de la Commission, Notre avenir à tous, où il est reconnu que le développement économique durable suppose une utilisation accrue des énergies renouvelables, d'une part parce qu'elles sont potentiellement inépuisables, d'autre part parce qu'elles respectent l'environnement. Les auteurs du rapport reconnaissent aussi que la planète doit faire un emploi rationnel des ressources et que les pays industrialisés, notamment, doivent faire davantage pour conserver les ressources et minimiser la dégradation environnementale liée au développement économique.
Les énergies renouvelables ont un attrait certain lorsqu'on considère qu'elles peuvent fournir de l'électricité, écologiquement et à bon marché, aux populations isolées du Canada et à celles des pays en voie de développement. Bien des localités n'ont en effet pas les moyens de se relier à un réseau d'électricité, mais elles peuvent tirer profit des techniques qui ont été mises au point pour domestiquer les sources naturelles d'électricité et de chaleur. Étant donné que trois milliards de personnes n'ont pas d'électricité, il ne fait aucun doute que les énergies renouvelables peuvent jouer un rôle clé et concourir au développement économique des régions pauvres.
Voici une définition des principales énergies renouvelables :
Pour de plus amples renseignements sur l'énergie solaire et la conception architecturale, le chauffage solaire passif, les énergies renouvelables et l'énergie photovoltaïque, communiquer avec les organismes suivants :
Société d'énergie solaire du Canada inc. 613 234-4151 courrier électronique : sesci@sympatico.ca Association des industries solaires du Canada 613 736-9077 courrier électronique : cansia@magmacom.com Ontario Hydro, Division de l'environnement et du développement durable Jackie Hennessy, 416 592-8487 courrier électronique :jackie.hennessy@hydro.on.ca Kortright Centre for Conservation Energy Theme Coordinator 905 832-2289 courrier électronique : kcc@interlog.com L'association canadienne d'énergie éolienne 1 800 922 6932 courrier électronique : canwea@cadvision.com Ministère de l'Environnement et de l'Énergie de l'Ontario 416 325-4000 Ressources naturelles Canada 613 996-6220 courrier électronique : rudy.lubin@nrcan.gc.ca
courrier électronique :
sesci@sympatico.ca
25 novembre 1997 URL: http://www.newenergy.org/newenergy/sesci/publications/pamphlets/renouvelables.html